Les problèmes de durabilité invitent à interroger et innover dans notre manière d’habiter le monde en tant que société urbaine.

Notre société dépend d’organisations sociales et d’infrastructures qui ne sont pas socialement, économiquement et environnementalement soutenable. Que faire de ce lourd héritage qui rend possible nos modes de subsistances actuels mais détruits celles d’autres et menace celle à venir ? Que faire des ces systèmes, infrastructures, modes de subsistances qui ne sont pas soutenable? Comment changer sans attaquer frontalement, fuir ou négliger cet héritage ? Quelle trajectoire entre l’intenable « business as usual » et l’arrêt brutal imposé et injuste ?

Par durabilité nous entendons le maintien de l’habitabilité de la Terre. Il s’agit donc bien d’une question de soutenabilité écologique (οἶκος : maison, milieu de vie).

Un problème de durabilité concerne donc un problème de dépendances matérielles ou immatérielles humaines négatives dans la sens où elles enferment, maintiennent nos sociétés dans des stratégies, infrastructures et modes de subsistance qui ne préserve pas l’habitabilité de la Terre.

L’innovation visée dans le programme Co-Create s’inscrit dans une logique soustractive (comment sortir? Comment arrêter? Comment démanteler? Etc.) qui invite à interroger ce qui, dans un système sociétal, demande non pas un correctif, une réparation, mais un changement de trajectoire. L’innovation visée est un changement du système sociétal, de l’organisation sociale dont le fonctionnement à long terme n’est pas soutenable. Ce sont donc les transitions, les redirections que la société bruxelloise doit opérer pour être durable. Les innovations visées s’inscrivent donc dans le champ des transitions et redirections écologiques. Et c’est bien la transition, la redirection qui fait l’objet de la recherche et du développement expérimental.

Paour aller plus loin nous proposons ci-dessous des ressources qui décrivent à ce jour le mieux les problématiques et intention d’innovation du programme Co-Create.

Les deux ouvrages de référence sont   Ces deux ouvrages sont les textes de base et peuvent être relativement difficile à appréhender. Alexandre Monnin en présente les concepts clefs dans plusieurs vidéos disponible sur le Web.

Il s’agit d’une traduction en anglais d’un article présentant la notion de communs négatifs

Ces articles mobilisent les concepts en question.