MAN’AiGE s’intéresse à la question de savoir comment créer un quartier d’entraide, solidaire et convivial, construit par les habitants, commerçants, travailleurs, entreprises, etc. du quartier.

Le projet est né de trois constats :

  • Les deux quartiers (Martyrs et Notre Dame aux Neiges) sont caractérisés par des frontières géographiques et urbanistiques difficiles à franchir, surtout pour des personnes âgées et/ou moins mobiles : dénivelés importants, trottoirs difficilement utilisables, grands boulevards à franchir et cités administratives à contourner pour arriver dans d’autres quartiers…
  • Beaucoup d’associations, entreprises et commerces qui sont basés dans le quartier n’ont aucun lien avec les habitants du quartier. Il y a ainsi un grand déséquilibre entre les personnes qui habitent les lieux et ceux qui transitent ou qui n’y sont que pour travailler. Ca peut aussi donner des opportunités.
  • Il y a très peu de services et de commerces de proximité pour les habitants, plus particulièrement pour les personnes âgées, et beaucoup d’habitants vivent seuls. Bien vivre et vieillir n’y est pas toujours facile.

 

LD3 vzw a donc eu la volonté de rassembler tous les acteurs du quartier pour créer ensemble un quartier plus solidaire : un quartier d’entraide où l’on se connaît et se fait confiance, où les informations et les services circulent, où l’on sait où aller avec des questions ou des problèmes et où l’on s’aide mutuellement, où l’on prend soin des plus vulnérables et où chacun peut donc bien vivre et bien vieillir.

Avec qui créons-nous ce quartier d’entraide ? Avec toute personne qui utilise, habite ou fréquente régulièrement ces quartiers (les habitants, navetteurs et passants), et avec tout organisme basé dans le quartier, qu’il soit typiquement impliqué dans des projets pareil (les associations sociale locales) ou non (les entreprises, les associations non-locales et les commerces basés dans le quartier).

 

Ce dernier groupe d’acteurs « atypiques » retient notre attention particulière pour se projet et constitue la base de notre question de recherche : nous voulons explorer quel rôle et quelles responsabilités ces acteurs-là pourraient prendre dans un projet de quartier d’entraide. Comment un commerçant local, une banque, un magasin de vêtements, une association internationale, un bureau d’avocats,… – qui n’a aucun vrai lien avec son quartier – pourrait-il s’engager dans son entourage immédiat et contribuer à une dynamique d’entraide locale ? Comment tous ces acteurs peuvent ensemble faire bouger leur quartier de manière durable, et quels signaux peuvent-ils ainsi donner aux pouvoirs locaux pour modifier leur situation?

 

Concrètement, les « Living Labs » : un quartier d’entraide avec des acteurs atypiques pourrait se créer de mille et une manières, via des actions très différentes, avec plus ou moins d’engagement et de ressources. Nous avons donc conçu ensemble 10 Living Labs qui expérimenteront ce concept d’entraide. Certains créeront des espaces de rencontre (permanents ou temporaires, fixes ou ambulants) dans l’idée que l’entraide ne vient qu’en se connaissant d’abord, d’autres créent des services en fonction de besoins déjà explicités (mobilité, repas, informations…), d’autres encore essaieront d’adapter des services existants (accessibilité des horéca, fonctionnement des grands surfaces…). Les Porteurs de ces Labs se retrouveront régulièrement pour donner forme aux actions collectives et leurs Labs pourront se rejoindre ou se croiser, se diviser ou faire naître d’autres actions. Car ils se lancent tous avec leur propre équipage, fonctionnement et dynamique, mais avec la même volonté de créer un quartier d’entraide.

 

Et ainsi, longue vie aux explorations des Living Labs et aux acteurs des quartiers !

project manager: karine@ld3.be (0489 30 53 97)

chercheuse: octavia.kint@vub.be