Référentiel de durabilité à l’usage des acteurs des filières (alternatives) de distribution alimentaire Un outil d’aide à la réflexion et un socle pour l’évaluation

Les Critères

Les critères sont les conditions de respect des principes. Nous avons retenu deux types de conditions de respect des principes : des performances à atteindre et des pratiques à mettre en œuvre. Ces deux types de critères permettent une autoévaluation de l’état de durabilité conjugué à une autoévaluation des pratiques concrètes mises en œuvre.

Les critères de durabilité, qu’ils soient de « performance » ou de « pratiques » peuvent être des conditions de respect de plusieurs principes. De même, certaines pratiques permettent d’atteindre le seuil de plusieurs performances. Les influences multiples entre un critère et plusieurs principes et entre une pratique et plusieurs performances illustrent la complexité et la nature transversale de la durabilité. Les relations entre les éléments du référentiel sont à ce stade des hypothèses que nous n’avons pas systématiquement vérifiées. Nous vous invitons d’ailleurs à réfléchir et à établir vous-même des relations d’interdépendance entre les principes et critères, sur base de notre proposition de référentiel et selon votre expérience. Vous constaterez que cet exercice de réflexion peut déjà être vecteur d’actions au sein de votre contexte.

La liste des 55 critères est à télécharger et peut être utilisé comme support pour une discussion plus approfondie sur la durabilité d’un système alimentaire

« La flexibilité est une qualité de cette liste. Ce caractère « flexible » tient sa source dans l’importance donnée à l’échelon des critères plutôt qu’à la hiérarchie Principes-Critères dans son ensemble. Cette volonté est née des tensions liées aux finalités du projet où certains ne voulaient pas être associés à une certaine vision de la durabilité. En décidant de dresser une liste « totale » de critères et de pouvoir réinterroger la hiérarchie par la suite, nous avons pu surmonter des blocages identitaires ou philosophiques sur la hiérarchie à choisir – et donc sur l’orientation politique véhiculée par la vision que nous construisons. Ce constat doit être vu comme une force car c’est ce qui nous a permis de travailler ensemble, en plaçant la limite de ce qui est partagé à l’ensemble des problématiques importantes à évaluer, sans chercher à trouver un accord sur ce qui, dans cet ensemble est « le » plus important ». Réflexion d’un partenaire lors d’une réunion d’évaluation